Pour la période du 2 au 8 septembre, les températures ont été généralement près des normales de saison. Les nuits ont été davantage fraîches et les rosées matinales bien présentes. Le cumul des précipitations tombées les 3, 4 et 5 septembre a été significatif pour plusieurs secteurs, mais sans excès.
Le sommaire agrométéorologique cucurbitacées vous présente le tableau des précipitations et des degrés-jours cumulés pour chacune des régions.
La récolte des melons bordés et melons d'eau tire à sa fin. Dans les dernières plantations et les derniers semis de concombres, de cornichons et de courgettes, la récolte est en cours. La qualité est bonne.
La récolte des courges spaghetti, buttercup, poivrée et délicata se poursuit, alors que pour la courge butternut, elle commence timidement. Les citrouilles terminent de se colorer.
Malgré la présence de mildiou en Ontario depuis deux semaines, aucun cas de la maladie n'est encore rapporté au Québec. Afin de minimiser les risques d'apparition de mildiou dans les champs encore en production, détruisez rapidement les parcelles de concombres et de melons brodés qui ne sont plus en récolte.
Pour suivre l'évolution du mildiou en Amérique, consulter le site Web IPMPipe website for CDM.
Afin d'en savoir davantage sur le mildiou, consulter la fiche technique Mildiou des cucurbitacées.
De façon générale, peu de maladies sur les fruits sont observées au champ. La qualité semble être au rendez-vous. Ici, on vous rapporte des cas de maladies dépistées au champ depuis quelques semaines, mais sachez que le nombre de fruits malades reste faible.
Dans la courge spaghetti, mais aussi dans d'autres courges et citrouilles, on voit des fruits porteurs de la bactérie Erwinia tracheiphila, qui cause le flétrissement bactérien. La bactérie est transmise par la chrysomèle rayée du concombre lors de son alimentation sur les jeunes plants. Les fruits atteints de la maladie ont des taches translucides sur l'épiderme. Celles-ci sont plus difficiles à voir sur la courge buttercup dont la couleur est foncée. Les fruits qui portent de telles taches ne doivent pas être commercialisés, car la bactérie envahit rapidement tout le fruit qui se couvre par la suite de pourritures secondaires.
On rapporte de la gale (Cladosporium cucumerinum) sur des fruits de courges spaghetti, de citrouilles et de courgettes. Les lésions sont peu nombreuses et plutôt sèches. Le fruit demeure généralement commercialisable.
On rapporte quelques cas de pourriture noire (Stagonosporopsis cucurbitacearum, anciennement Didymella bryoniae) dans la courge spaghetti et la courge butternut.
Les conditions actuelles pourraient être propices au développement de la pourriture noire sur les courges butternut et spaghetti. En effet, lorsque les conditions sont chaudes et humides, et que les rosées sont abondantes, la maladie peut apparaître rapidement sur les fruits qui sont tout près de la maturité.
Afin de minimiser tout risque d’infection, dès que la maturité des fruits est atteinte, il est important de sortir rapidement les fruits d’apparence saine des champs. Il faut aussi attendre que les fruits soient secs avant de débuter la récolte, puisqu'en absence d'une pellicule d’eau, les champignons pathogènes ont moins de risque de se développer lors de l'entreposage.
INSECTES SUR LES FRUITS
Surveillez les chrysomèles rayées du concombre, car s'il n'y a plus de fleurs dans vos champs, elles pourraient s'attaquer aux fruits. Le grignotement par les chrysomèles est rapporté sur les fruits de melon d'eau. On voit également davantage de chrysomèles des racines du maïs du nord et de chrysomèles des racines du maïs de l'ouest dans les fleurs de cucurbitacées. Les chrysomèles des racines du maïs peuvent également s'attaquer à l'épiderme des fruits en l'absence de fleurs.
La punaise de la courge peut aussi être présente de façon abondante sur les fruits, mais le nombre de fruits attaqués reste généralement faible, dans l'ensemble du champ.
Des dommages causés par le perceur de la courge (Melittia cucurbitae) sur des fruits de courge spaghetti et de citrouille sont encore signalés en Estrie et en Montérégie.
Lorsque le dernier stade larvaire est atteint, les grosses larves quittent les fruits attaqués ou les collets des plants pour s'enfoncer dans les premiers centimètres du sol. Elles prennent la forme de chrysalide (cocon brun composé de soie et de terre) pour passer l'hiver. Pour aider à réduire les populations hivernantes, la destruction des plants et un travail du sol superficiel à l'automne sont préconisés.
IMPLANTATION DE CULTURES DE COUVERTURE
Après la destruction des résidus de culture, il est aussi recommandé de couvrir les sols en semant des plantes de couverture (culture simple ou mélange de plusieurs espèces de plantes). En plus d'améliorer la santé et la conservation des sols, leur implantation contribue à la valorisation des éléments fertilisants et à la bonne gestion des ennemis des cultures, notamment en compétitionnant avec les mauvaises herbes et en interférant dans le cycle de développement de certains ravageurs et de certaines maladies. Il faut toutefois attendre les bonnes conditions de sol et météorologiques pour semer les cultures de couverture afin qu'elles germent rapidement et puissent croître de manière optimale. Plus l’implantation se fait tôt dans la saison, plus grand est le choix d’espèces qu'il est possible d'utiliser.
Voici quelques documents permettant de mieux connaître les cultures de couverture à privilégier et de comprendre les bénéfices de cette pratique :
- Cultures de couverture en productions maraichères
- Cultures de couverture - Les pratiques agricoles de conservation : Habiter le sol par les racines
- Engrais vert (Guide de gestion globale de la ferme maraîchère biologique et diversifiée)
- Légumes de champ - Agri-Réseau | Documents | Recherche : cultures de couverture
Cet avertissement est le dernier communiqué de la saison 2026. Nous tenons à remercier chaleureusement tous les collaborateurs et toutes les collaboratrices du sous-réseau Cucurbitacées du RAP qui, chaque semaine, nous ont fait part de leurs observations afin de produire des communiqués qui, nous l'espérons, reflètent la réalité des différentes régions.
Nous tenons à souligner le soutien important de l’équipe du Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ qui vient appuyer et valider nos observations tout au long de la saison. Sans eux, notre travail n’aurait pas la même valeur.
Finalement, sans l’équipe du secrétariat du RAP, qui révise, met en forme et assure la diffusion rapide des alertes, des avertissements et des bulletins d’information, nous ne pourrions vous acheminer toute cette information dans les délais requis.
Bonnes récoltes et bonne fin de saison à tous!
| Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. |




