Consultez Agrométéo Québec pour un visuel provincial de l'état d'avancement du développement des cépages à débourrement hâtif et semi-tardif ainsi que d'autres modèles bioclimatiques.
Les fongicides DIPLOMAT 5SC (blanc, excoriose, mildiou et moisissure grise) et PROBLAD BIOFUNGICIDE (blanc et moisissure grise) sont désormais autorisés en régie biologique. Pour rappel, il est du devoir du détenteur du certificat biologique de faire approuver annuellement tous ses intrants auprès de son organisme de certification avant leur utilisation.
|
Stratégie GIEC
Dépister régulièrement et intervenir seulement au besoin.
|
Scarabée japonais (Popillia japonica)
Un premier individu a été aperçu en Montérégie-Est.
Les pièges Unitrap sont parfois employés pour capturer les scarabées japonais. Ces pièges sont utilisés avec un système d’attractif floral et une phéromone d’agrégation qui attirent les mâles et les femelles. Les avis sont partagés sur l’efficacité de ce type de piège. Certains collaborateurs du réseau ont noté très peu d’efficacité de cette méthode de lutte, et parfois même une augmentation de la présence des scarabées dans les parcelles près des pièges. Si vous songez utiliser ces pièges, l’installation doit se faire dès les premières semaines de juin, en périphérie du vignoble (jusqu’à 24 pièges par hectare). Si possible dans le sens des vents dominants. Lorsque des scarabées sont capturés, il est important de vider les pièges au moins 2 fois par semaine. Vous pouvez visionner le webinaire Piéger le scarabée japonais : Mode d'emploi qui a été présenté le 15 avril dernier.
Scarabée du rosier
À cette période-ci de l'année, le scarabée du rosier est à surveiller. Une première observation avait été faite pour la période du 27 mai au 2 juin en Montérégie-Est, mais rien pour la période du 3 au 9 juin.
La technique de dépistage est très bien décrite dans ce bulletin d'information. Une intervention est recommandée lorsqu’il y a plus de deux scarabées par plant.
Les collaborateurs du réseau ont observé la présence de plusieurs insectes et acariens. Voici le résumé régional des observations de la dernière semaine.
Calepitrimerus vitis (acarien causant l'acariose de la vigne)
Estrie, Montérégie-Est.
Ériophyide de la vigne (acarien causant l'érinose)
Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Estrie, Laurentides, Montérégie-Est, Montérégie-Ouest.
Cécidomyie gallicole de la vigne (Janetiella brevicauda)
Montérégie-Est et Montérégie-Ouest.
Cette cécidomyie n'est pas considérée comme étant un ravageur d'importance pour l'instant, puisque les populations n'atteignent généralement pas des niveaux suffisants pour engendrer des pertes de rendement. Pour plus d'information, consultez Les ravageurs gallicoles de la vigne au Québec.
Complexe des cicadelles (cicadelle à trois bandes, la cicadelle de la vigne et la cicadelle du raisin)
Estrie, Laurentides, Montréal-Laval-Lanaudière, Montérégie-Est et Montérégie-Ouest.
Selon les observations, les cicadelles sont présentes en assez grand nombre sur les sites avec un historique important ainsi qu'en régie biologique. Des oeufs ont été observés sur plusieurs sites, mais aucune éclosion n'a été observée pour l'instant. Si vous avez un historique de dommages importants avec cet insecte, surveillez l'éclosion des oeufs et l'apparition des nymphes (larves). Les prochaines interventions seront faites plus tard vers la fin de la floraison des vignes ou lorsque la majorité des œufs auront éclos, mais avant que les individus de la deuxième génération ne développent leurs ailes.
Pour plus d'information sur la gestion intégrée de ces ravageurs, consultez la fiche Management of Grape Leafhoppers (en anglais) ou son résumé en français dans l'avertissement n° 6 du 4 juin 2026.
Altise de la vigne
Chaudière-Appalaches, Estrie, Montérégie-Est et Montérégie-Ouest.
Ptérophore de la vigne
Estrie, Laurentides, Montérégie-Est, Montérégie-Ouest et Montréal-Laval-Lanaudière.
Phylloxéra
Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec, Estrie, Laurentides, Montérégie-Est, Montérégie-Ouest, Montréal-Laval-Lanaudière et Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Punaise terne
Centre-du-Québec, Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie-Est, Montérégie-Ouest et Outaouais.
Des études ont démontré que les dommages faits avant la floraison n'impactent pas le développement futur des fruits. Les piqûres de la punaise terne seraient plus dommageables aux stades post-floraux, soit à partir de « Baies de la taille d’un pois » et pourraient provoquer de la chute de fruits.
Pour plus d'information sur l'altise, le ptérophore, le phylloxéra et la punaise terne, revoir l'avertissement N° 4 du 20 mai 2026.
MALADIES
| Stratégie GIEC De l'air SVP! Il est important de maintenir une bonne aération dans le vignoble, afin de diminuer les conditions propices aux différentes maladies présentes et d'améliorer la pénétration des fongicides pouvant être appliqués. |
La saison du mildiou est commencée ! On n'observe pas de taches pour l'instant, mais les conditions d'infection (stade phénologique, météo, maturation des spores) sont réunies. Assurez-vous de protéger les cépages sensibles et les parcelles avec un historique avant les prochaines pluies. Consultez régulièrement le modèle RIMpro mildiou pour un aperçu de la situation dans votre région. Les prévisions peuvent changer rapidement!
Selon le modèle RIMpro mildiou, si aucun traitement n'avait été fait lors des épisodes de pluie de la dernière fin de semaine, des taches d'huile pourraient être visibles dès le début de la semaine prochaine (zone orange du graphique supérieur).
Pour revoir les informations du modèle prévisionnel RIMpro pour les risques d’infection par le mildiou, consultez l'avertissement N° 5 du 28 mai 2026.
Selon la dernière lecture des capteurs, soit celle du dimanche 7 juin, une spore de mildiou a été « capturée » sur quelques sites en Montérégie et dans les Laurentides. Un seuil de 5 spores/m3 d’air est fixé pour initier les traitements anti-mildiou.
La floraison des vignes (EL19 à EL21) débutera prochainement dans les secteurs les plus chauds. Il s’agit d’un stade critique où les traitements fongicides protectants sont souvent nécessaires pour protéger la récolte contre la majorité des maladies (anthracnose, mildiou, blanc, pourriture noire et pourriture grise).
Si vous avez un historique de dommages ou des cépages sensibles aux différentes maladies, il est préférable d’intervenir en prévention, avant l’apparition des symptômes, afin d’éviter le développement de la résistance des champignons aux fongicides. Consultez le Guide des traitements fongicides permis en viticulture et SAgE pesticides pour vous aider à cibler plusieurs maladies avec le moins de traitements possible.
Les différentes maladies ne nécessitent pas toutes les mêmes conditions pour se développer. Revoir l'avertissement N° 6 du 4 juin 2026 pour les conditions propices au développement des principales maladies de la vigne et l'avertissement N° 5 du 21 mai 2025 pour un rappel des stades critiques.
Le cycle du blanc suit un modèle qui varie en fonction des degrés-jours en base 6 (DJ6) accumulés depuis le stade « pointe verte (EL05) ». Ce modèle peut être utilisé, afin de déterminer le meilleur moment pour commencer les traitements en fonction de la sensibilité des différents cépages à la maladie. Il donne un bon aperçu de ce qui est à venir, mais le dépistage demeure le meilleur outil pour cibler le moment d’intervention.
Les traitements contre le blanc peuvent être faits en prévention dès les premiers signes de la maladie, en pré et en postfloraison. La maladie peut toucher toutes les parties des plants : feuilles, tiges, vrilles et fruits. Les premiers symptômes pourraient être visibles dès la floraison, principalement dans les secteurs ombragés du vignoble et sur les cépages très sensibles à la maladie.
Il est à noter que plusieurs produits appliqués en protection et homologués contre d’autres maladies ont aussi des effets sur le blanc. Cet élément est à considérer dans le choix de produit.
Plusieurs stations atteindront le stade critique de 400 DJ6 d'ici une semaine:
Stratégie de lutte contre la moisissure grise (Botrytis)
Si vous avez des cépages sensibles à la moisissure grise, principalement ceux dont les grappes sont compactes, tels que 'Seyval', 'Chardonnay', 'Pinot', 'Riesling', 'Marquette', et un historique important de présence de la maladie, la période de la floraison est un moment clé durant lequel la protection est requise. Un traitement au début de la floraison (10 % des capuchons floraux tombés) et un second en fin floraison (80 à 100 % des capuchons floraux tombés) sont recommandés lorsque la température est supérieure à 15 °C et que de la pluie est prévue.
Dans les essais réalisés au Québec, le BOTECTOR a permis de réduire significativement la pourriture de la grappe et de maintenir les dommages sous le seuil économique de 5 % des baies infectées. Les produits à base de bicarbonate de potassium, tel que MILSTOP, ont également une bonne efficacité. Les produits SERENADE et ACTINOVATE ont aussi permis de réduire de plus de 50 % l’infection des grappes par Botrytis. Nous n'avons actuellement pas données disponibles concernant l'efficacité du PROBLAD et du DIPLOMAT, mais les données terrain indiquent une relativement bonne efficacité pour ce dernier.
La lutte est beaucoup plus efficace lorsque les traitements phytosanitaires sont accompagnés de mesures prophylactiques. Par exemple, la maîtrise de la vigueur (réduction de la fertilisation azotée, taille et conduite adaptées, enherbement), l’aération de la zone de grappes (ébourgeonnage, épamprage, effeuillage précoce) et la prévention des blessures mécaniques ou par des insectes sont des pratiques qui font partie de la lutte intégrée contre cette maladie.
Pour en savoir davantage :
- Botrytis de la vigne (webinaire par Odile Carisse d'Agriculture et Agroalimentaire Canada);
- Fiche technique pour la gestion du Botrytis en vignoble.
TRAITEMENTS AU CUIVRE
Le chapitre 1 du Guide de bonnes pratiques en viticulture suggère une façon de prévenir la contamination du sol par le cuivre et de calculer la dose de cuivre métal qui est appliquée par traitement. Pour l’instant, il n’existe pas de règlementation au Québec sur la dose de cuivre qu’il est permis d’appliquer annuellement. En Europe, un maximum de 6 kg/ha/année de cuivre métal peut être appliqué. Nous recommandons de faire des analyses de sol tous les trois ans, afin de suivre l’évolution de la teneur en cuivre. La question 19 du chapitre 1 des grilles d’auto-évaluation du Guide vous permet de vérifier le niveau.
MALADIES OBSERVÉES DURANT LA DERNIÈRE SEMAINE
- Anthracnose : Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière, Montérégie-Est et Montérégie-Ouest.
- Excoriose : Estrie, Laurentides, Montérégie-Est et Montérégie-Ouest.
- Mildiou : Montérégie Est et Montérégie-Ouest.
- Pourriture noire : Montérégie-Est.
| Stratégie GIEC Si des symptômes de virus sont présents, effectuez vos travaux dans ces parcelles en dernier et désinfectez vos outils. Consultez La désinfection des outils de taille dans le bleuet en corymbe pour plus d'information à ce sujet. |
Analyses foliaires
L’analyse foliaire effectuée durant la floraison est un excellent moyen pour détecter les carences en éléments nutritifs et ajuster la fertilisation au besoin. Le bore (fécondation des fleurs et nouaison) et le magnésium (qualité des fruits) sont des éléments particulièrement importants qui peuvent nécessiter des applications d’engrais foliaire dans plusieurs situations. On doit attendre les bonnes conditions pour faire les prélèvements afin que les résultats soient représentatifs, soit :
- Ne pas prélever en période de stress hydrique.
- Ne pas prélever de plantes nécrosées, desséchées ou souillées.
- Ne pas prélever après un apport d’engrais foliaire ou une application de fongicide.
Consultez l’ABC des analyses pour la méthode de prélèvement des échantillons et consultez votre conseiller viticole pour l'interprétation des résultats. Plusieurs laboratoires offrent le service d'analyse foliaire.
Carence et fertilisation
Le cépage 'Frontenac' est reconnu pour présenter des symptômes de carence en magnésium souvent tôt en saison.
Si vous observez des symptômes de carence avant la floraison, il s'agit d'une carence importante qui risque d'avoir un impact sur la qualité de la récolte et sur le rendement.
Relevage des vignes
Si ce n'est pas déjà fait, préparez-vous à effectuer cette opération en plaçant les fils prêts pour le relevage. Un premier passage réalisé avant la floraison ou au plus tard à la nouaison, suivi d'un passage au stade de la fermeture de la grappe, est beaucoup plus efficace que lorsque le premier passage est retardé. Dans un essai réalisé avec le Dura-Club, le relevage en 3 passages a nécessité 32 heures par hectare tandis qu’un seul passage a pris 45 heures par hectare. En plus du gain de temps pour cette opération, le relevage hâtif permet aussi une meilleure gestion des mauvaises herbes, surtout en mode sans herbicide, en permettant des passages plus fréquents avec les outils de travaux mécaniques. La croissance des vignes est également plus homogène et l’opération occasionne moins de bris de rameaux.
- Fiche technique : Comment dépister les ennemis des cultures;
- Insectes pouvant être problématiques selon le stade phénologique de la vigne;
- Insectes et acariens : Guide des principaux arthropodes des vignobles de l’Est du Canada (p. 124 et 125);
- Maladies : Gestion raisonnée des principales maladies de la vigne au Québec (p. 16);
- Fiches techniques pour l’identification et la gestion des maladies du bois de la vigne.
Affiche PFI vigne 2024
Agrométéo Québec
Coffre à outils Protégez vos cultures, protégez votre santé
Fiches techniques sur les maladies du bois de la vigne
Fiches techniques pour l'identification et la gestion des maladies du bois de la vigne
Gestion raisonnée des principales maladies de la vigne au Québec
Guide d’identification des principales maladies de la vigne
Guide des fongicides permis en viticulture - Édition 2025
Guide des insecticides permis en viticulture 2024
Guide de Cultures de couverture pour les vignobles du Québec
IRIIS phytoprotection
Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP)
- Comment faire une recherche de traitement
- Comment choisir le traitement le plus sécuritaire pour la santé et l'environnement
Spécial phytoprotection bio 2025, Bulletin d’information du 22 juillet 2025 du Réseau d'avertissements phytosanitaires
Proposition de stratégies de lutte contre les mauvaises herbes dans les vignes établies au Québec selon la période de la saison
|
Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.
|






