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Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)
Malherbologie, Alerte No 3, 7 août 2020

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07 août 2020
AMARANTE TUBERCULÉE : UN PREMIER CAS EN CHAUDIÈRE-APPALACHES Un foyer d’amarante tuberculée (AT) a été découvert dans la MRC de Lotbinière de la région de Chaudière-Appalaches. Il s’agit de la première mention de l’AT dans cette région, les autres cas ayant été répertoriés dans les Laurentides, le Centre-du-Québec et en Montérégie. L’AT a été retrouvée dans un champ de soya, dans une entreprise laitière produisant principalement des grandes cultures. Cette fois, elle aurait été introduite dans la ferme par une batteuse usagée importée récemment des États-Unis. Le champ infesté est le premier à avoir été récolté avec cette machinerie. La population d’AT est beaucoup plus dense à l’endroit où la récolte a débuté, puis elle s’estompe dans le champ, par la suite. Si vous, ou votre forfaitaire, avez fait l’acquisition d’une batteuse usagée provenant des États-Unis au cours des dernières années, il est fortement recommandé de dépister vos champs dès maintenant. De même, si vous avez fait l’acquisition d’une batteuse usagée cette année, il est très important de la nettoyer avant sa première utilisation. Toutefois, les graines d’AT mesurent moins de 1 mm, il est donc très difficile de toutes les éliminer lors du nettoyage d’une batteuse. C’est pourquoi, il est aussi fortement recommandé d’effectuer un dépistage, l’an prochain, dans le premier champ récolté. Si vous suspectez la présence de l'amarante tuberculée dans un champ, vous pouvez vous inscrire au Plan d’intervention pour lutter contre l’amarante tuberculée au amarantetuberculee.ca et envoyer un échantillon au LEDP afin de confirmer son identification et procéder gratuitement à la détection de la résistance. Le plan offre un encadrement agronomique aux producteurs qui sont aux prises avec l’amarante tuberculée. Il offre aussi une compensation financière pour les différentes dépenses qu’engendre son contrôle lors de l’année de sa découverte. Le tableau 1 présente le bilan, en date du 6 août 2020, des populations Lire la suite
Malherbologie, Alerte No 2, 29 juillet 2020
29 juillet 2020
  ENVELOPPES SUSPECTES EN PROVENANCE DE LA CHINE   Une situation exceptionnelle est présentement observable un peu partout aux États-Unis et au Canada. Quelques cas ont été rapportés ces derniers jours, à la Direction de la phytoprotection du MAPAQ, concernant la réception d’enveloppes contenant des semences d’espèces cultivées (confirmation de l’identification à venir) en provenance de la Chine. Ces enveloppes ont été reçues par des particuliers et des intervenants agricoles, ces derniers jours. Les semences n’ont en l’occurrence pas été achetées ou commandées par les destinataires. Presque aucune information pertinente, sinon l’expéditeur et l’adresse de retour, n’a été fournie dans lesdits envois. Selon le peu d’information détenue actuellement, il s'agirait d'une stratégie publicitaire de la compagnie à l’origine de ces envois. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a été informée de cette situation et examine actuellement les cas rapportés. Des directives seront données à celles et ceux ayant reçu ces semences, afin de limiter le risque d’introduction d’espèces exotiques envahissantes sur le territoire québécois et de disposer adéquatement du matériel reçu. Pour l'heure, il faut donc conserver les semences et l’emballage jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’ACIA communique avec les personnes concernées, voire d'autres particuliers ou intervenants agricoles qui auraient reçu de telles enveloppes et qui sont d'emblée invités à en avertir l'Agence. À cet effet, toute personne ayant reçu une enveloppe contenant des semences ou du matériel végétal non sollicités en provenance de l’Asie ou d’ailleurs est priée de communiquer directement avec le bureau régional (Québec) de l’ACIA afin de l'en avertir. Voici les hyperliens (FR. / ANGL.) de la déclaration officielle de ACIA concernant les emballages de semences non sollicitées : FR. : https://www.canada.ca/fr/agence-inspection-aliments/nouvelles/2020/07/declaration-de-lacia-sur-les-emballages-de-semences-non-sollicites.html Lire la suite
28 juillet 2020
Pour l’année 2020, le Service de détection des mauvaises herbes résistantes aux herbicides (« Service de détection ») continuera d’offrir l’analyse des échantillons des mauvaises herbes soupçonnées de résistance aux herbicides pour l’ensemble des productions agricoles du Québec. Ceci grâce à une collaboration entre le CÉROM et le MAPAQ. Si vous avez obtenu un mauvais contrôle des mauvaises herbes au cours de la saison de culture 2020 et que vous suspectez de la résistance aux herbicides, vous pouvez nous faire parvenir un échantillon de graines matures selon la méthode d’échantillonnage suivante, accompagné du formulaire de demande dûment complété avant le 27 novembre 2020. vous trouverez le formulaire de demande ici : https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/productions/md/services/pages/formulairephytoprotection.aspx  Les échantillons reçus seront évalués au cours de l’hiver au moyen d’un banc d’arrosage et les résultats seront envoyés au printemps 2021. La confidentialité des producteurs est assurée. Pour des questions ou commentaires concernant le « Service de détection » visitez le site : http://www.cerom.qc.ca/services/service-de-detection.html ou contactez le Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) au : (418) 643-5027 POSTE 2718. Lire la suite
Grandes cultures, Avertissement No 14, 17 juillet 2020
17 juillet 2020
Cicadelle de la pomme de terre dans la luzerne et dans le soya. Ver-gris occidental des haricots. Conditions favorables au tétranyque à deux points. Punaise terne à surveiller dans les champs de canola au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Faibles populations du puceron du soya. Pourriture à sclérotes. Criquets et autres défoliateurs.   CICADELLE DE LA POMME DE TERRE : TOUJOURS À SURVEILLER DANS LA LUZERNE ET PEUT ÊTRE PRÉSENTE DANS LE SOYA Luzerne Les populations de cicadelles de la pomme de terre continuent d’être élevées et il est toujours conseillé de dépister les populations dans les luzernières. Cet insecte peut être très dommageable : il peut diminuer à la fois le taux de protéine et le rendement de cette culture. Pour en savoir plus sur la méthode de dépistage et les stratégies d’intervention, consultez l’avertissement Nº 13 du 9 juillet 2020. La fauche peut réduire les populations, mais les adultes peuvent alors migrer vers d’autres cultures. Soya Le soya est l’une des cultures vers lesquelles les cicadelles peuvent migrer. Quelques observations ont d’ailleurs été rapportées dans des champs de soya en Montérégie-Ouest et en Estrie. Dans le soya, on peut observer un jaunissement en forme de « V » causé par la succion de la sève par l’insecte (photo 1). Ce symptôme peut être confondu avec une carence en potassium (K). Les cicadelles peuvent également provoquer des symptômes pouvant être confondus avec des dommages d’herbicides : des taches jaunâtres avec un plissement et un bombement des feuilles.   Photo 1 : Symptôme appelé "hopper burn" causé par la cicadelle de la pomme de terre Rebecca Vittetoe (Iowa State University) Normalement, le soya est en mesure de supporter ces dommages et un traitement insecticide n’est pas recommandé. Le soya se défend contre ce ravageur grâce à la présence de poils sur ses feuilles. Les variétés à feuilles lisses ou peu pubescentes sont donc plus sensibles. Selon les recommandations du ministère Lire la suite
Malherbologie, Alerte No 1, 10 juillet 2020
10 juillet 2020
  AMARANTE TUBERCULÉE : UN PREMIER CAS DANS LES LAURENTIDES Un foyer d’amarante tuberculée (AT) a été découvert dans la MRC Deux-Montagnes de la région des Laurentides. Il s’agit de la première mention de l’amarante tuberculée dans cette région, les autres cas ayant été répertoriés en Montérégie et un au Centre-du-Québec. Cette fois, l’amarante tuberculée a été retrouvée dans un champ de maïs grain sur une entreprise qui produit principalement des cultures maraîchères. Il s’agit de la première mention au Québec de la présence de cette mauvaise herbe sur une ferme maraîchère. L’an dernier, l’Ontario avait répertorié ses deux premiers cas en productions maraîchères, soit dans le poivron et dans le haricot. Cette situation démontre que la mauvaise herbe a une grande capacité d’adaptation aux cultures et qu’elle n’est pas confinée seulement aux grandes cultures. Il importe donc à tous de garder l’œil ouvert. Le bilan s’élève maintenant à 12 populations dans la province (2 en Montérégie-Est, 8 en Montérégie-Ouest, 1 au Centre-du-Québec et 1 dans les Laurentides). Jusqu’à maintenant, les populations d’amarante tuberculée ont montré de la résistance aux herbicides des groupes 2, 5, 9 et 14, chaque population ayant au moins 2 résistances simultanément. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le Bilan de l’amarante tuberculée au Québec. Si vous suspectez la présence d’amarante tuberculée dans un champ, vous pouvez vous inscrire au Plan d’intervention pour lutter contre l’amarante tuberculée au amarantetuberculee.ca et envoyer un échantillon au LEDP afin de confirmer son identification et de procéder gratuitement à la détection de la résistance. Le plan offre un encadrement agronomique aux producteurs qui sont aux prises avec l’amarante tuberculée. Il offre aussi une compensation financière pour les différentes dépenses qu’engendre son contrôle lors de l’année de sa découverte.   Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée Lire la suite
09 juillet 2020
Le charançon de la silique
09 juillet 2020
Maladies, mycotoxines et fongicides appliqués au champ dans le maïs grain et le maïs ensilage : que savons-nous?
Grandes cultures, Avertissement No 13, 9 juillet 2020
09 juillet 2020
Cicadelle de la pomme de terre dans la luzerne : les seuils d’intervention atteints dans plusieurs champs. Présence de criquets et autres insectes défoliateurs. Comment faire face à la pourriture à sclérotes dans le soya. Fusariose de l’épi : des cartes prévisionnelles sont disponibles. Puceron du soya : le suivi du RAP commence la semaine prochaine.   DÉPISTAGE DE LA CICADELLE DE LA POMME DE TERRE DANS LA LUZERNE RECOMMANDÉ Isabelle Fréchette, agr. (CÉROM), Stéphanie Mathieu, agr. (MAPAQ) et Huguette Martel, agr. (MAPAQ) Depuis une dizaine de jours, plusieurs champs de luzerne font l’objet d’une surveillance et certains d’entre eux, en Mauricie, en Estrie et en Montérégie, ont largement dépassé les seuils d’intervention. Considérant l’impact que cet insecte peut avoir sur le rendement et la qualité du fourrage, les producteurs sont invités à dépister leurs prairies, en particulier dans leurs luzernières en implantation, et ce, avant de voir des symptômes apparaître. Le dépistage des insectes devrait se faire tous les 5 à 7 jours. Le suivi pourrait être nécessaire jusqu’à la mi-août, moment où les cicadelles cessent de se reproduire.  Dépendamment du niveau des populations de l’insecte, qui doit être évalué par un dépistage avec un filet fauchoir, du stade et de la hauteur de la luzerne, la meilleure stratégie pourrait être de devancer la coupe et de surveiller les populations par la suite. Pour en savoir plus sur la biologie de l’insecte, comment le dépister et les stratégies d’intervention, référez-vous à la fiche technique La cicadelle de la pomme de terre dans la luzerne.  Certaines variétés de luzerne offrent une tolérance intéressante face à l’insecte grâce à la présence de poils sur les feuilles. Ces poils sont moins développés lors de l’année de l’implantation. De plus, en cas de fortes infestations, ces variétés peuvent tout de même subir des pertes de rendement. Malgré tout, les producteurs sont invités à vérifier si Lire la suite
Grandes cultures, Avertissement No 12, 3 juillet 2020
03 juillet 2020
Traitements herbicides tardifs : quelques éléments à prendre en considération. Nouveaux cas de vers gris rapportés au Bas-Saint-Laurent. Comment faire face à la pourriture à sclérotes dans le soya. État de la situation des insectes pouvant affecter le canola.   TRAITEMENTS HERBICIDES TARDIFS : QUELQUES ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Brigitte Duval, Véronique Samson et Julie Breault, agronomes (MAPAQ) Pour plusieurs champs, les traitements herbicides sont terminés ou en voie de l’être. Environ 7 à 10 jours après les traitements, c’est le moment de vérifier leur efficacité. Une des causes possibles d’un traitement qui n’aurait pas eu l’efficacité attendue est la sécheresse. Elle peut avoir réduit l’efficacité des produits qui nécessitent une pluie pour les activer, comme c'est le cas pour plusieurs antigraminées. Pour plus d’information sur le désherbage et le temps sec, consultez l’avertissement Nº 4 du 26 mai 2020. Si un traitement supplémentaire est envisagé pour contrôler les échappées de mauvaises herbes, certains éléments doivent être pris en considération. Le stade de la culture ou certaines mauvaises herbes peuvent être trop avancés pour que le traitement soit sécuritaire pour la culture ou efficace. Vérifiez l’étiquette des herbicides pour vous assurer de respecter les stades maximaux et, au besoin, ajustez la dose et la quantité de bouillie en conséquence selon les directives des étiquettes. Par exemple, certains herbicides ne peuvent pas être appliqués dans le soya si celui-ci est en fleurs. D’ailleurs, plusieurs ont remarqué une floraison hâtive du soya cette année, ce qui peut être dû au stress causé par la sécheresse et la chaleur. Dans le maïs également, certains herbicides appliqués à un stade avancé peuvent causer des symptômes de phytotoxicité et nuire au développement. Par exemple, dans le maïs tolérant au glyphosate, à partir du stade 9 feuilles du maïs, les épis en formation peuvent être affectés par une application de glyphosate. A Lire la suite
Grandes cultures, Avertissement No 11, 30 juin 2020
30 juin 2020
DÉPISTAGE DE LA CICADELLE DE LA POMME DE TERRE DANS LA LUZERNE RECOMMANDÉ Isabelle Fréchette, agr. (CÉROM) et Stéphanie Mathieu, agr. (MAPAQ) Des dépistages réalisés dans deux champs de luzerne en Estrie (Waterville et Standstead) le 25 juin ont révélé des populations de cicadelle de la pomme de terre supérieures aux seuils d’intervention. Ces champs ne présentent pas encore de dommages visibles. La cicadelle est aussi sous surveillance en Mauricie et en Montérégie-Est dans les champs où la présence du ravageur a été détectée et qui ont été touchés par le passé. Dans l’État de New York, la situation rapportée est variable, certains champs sont peu touchés et d’autres sont aux prises avec des populations dépassant les seuils. L’avertissement du RAP pomme de terre paru le 26 juin dernier fait également mention de la présence parfois en nombre important d’individus piégés sur des plaquettes collantes dans le cadre de ce réseau, surtout au centre et au sud de la province. Cliquez ici pour accéder aux résultats du RAP pomme de terre. Considérant l’impact que cet insecte peut avoir sur le rendement et la qualité du fourrage, les producteurs sont invités à dépister leurs prairies, en particulier dans leurs luzernières en implantation, et ce, avant de voir des symptômes apparaître. Dépendamment du niveau des populations de l’insecte, qui doit être évalué par un dépistage avec un filet fauchoir, du stade et de la hauteur de la luzerne, la meilleure stratégie pourrait être de devancer la coupe et de surveiller les populations par la suite. Pour en savoir plus sur la biologie de l’insecte, comment le dépister et les stratégies d’intervention, référez-vous à la fiche technique La cicadelle de la pomme de terre dans la luzerne.    Photos 1 et 2 : Nymphe et adulte de cicadelle de la pomme de terre LEDP (MAPAQ)   Photos 3 et 4 : Dommages de cicadelles sur de la luzerne P. Séguin (U. McGill)   En raison de la crise de la COVID-19, le Québec Lire la suite
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