Consultez Agrométéo Québec pour un visuel provincial de l'état d'avancement du développement des cépages à débourrement hâtif et semi-tardif ainsi que d'autres modèles bioclimatiques.
INSECTES ET ACARIENS
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Stratégie GIEC
Il est important de justifier chaque intervention, afin de préserver l’équilibre entre les arthropodes ravageurs et utiles. Des traitements de bordures ou localisés sont possibles dans certains cas. Discutez-en avec votre conseiller, afin de déterminer quelle sera la meilleure stratégie à adopter.
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Les collaborateurs du réseau ont observé la présence de plusieurs insectes et acariens. Voici le résumé des observations de la dernière semaine.
Scarabée du rosier
Une première observation de scarabée du rosier a été faite cette semaine en Montérégie-Est.
Lors de fortes infestations, cet insecte peut faire des dommages importants en se nourrissant des inflorescences. Il est important de le surveiller. La technique de dépistage est très bien décrite dans ce bulletin d'information. Une intervention est recommandée lorsqu’il y a plus de deux scarabées par plant. Pour les producteurs en régie biologique, aucun produit n'est homologué pour lutter contre les scarabées; il est possible d'installer des filets anti-insectes ou de récolter les adultes à la main dans un contenant d’eau savonneuse.
Ériophyide de la vigne (acarien causant l'érinose)
On le retrouve en Estrie, dans les Laurentides, à Montréal, à Laval, dans Lanaudière, la Montérégie-Est, la Montérégie-Ouest et en Outaouais.
Les ériophyides, aussi appelés phytoptes de la vigne, sont des acariens qui causent l'érinose. Les collaborateurs du RAP les ont observés en grande quantité dans les vignobles cette semaine. Cet acarien peut produire de cinq à sept générations par année sous nos conditions! Revoir la stratégie proposée dans l'avertissement N° 5 du 28 mai 2026.
La présence des galles causées par cet insecte est fréquemment observée dans les vignobles. La cécidomyie n'est cependant pas considérée comme étant un ravageur d'importance pour l'instant, puisque les populations n'atteignent généralement pas des niveaux suffisants pour engendrer des pertes de rendement. Pour plus d'information, consultez Les ravageurs gallicoles de la vigne au Québec.
Cicadelles
On les retrouve dans les Laurentides, en Montérégie-Est et en Montérégie-Ouest.
Plusieurs espèces de cicadelles peuvent être présentes dans les vignobles à cette période : la cicadelle à trois bandes, la cicadelle de la vigne et la cicadelle du raisin. Ensemble, elles forment ce qu’on appelle le « complexe des cicadelles ». La période de ponte est commencée. Les nymphes (larves) seront présentes de la mi-juin à la fin août (cinq stades larvaires).
Les dommages causés par ces cicadelles sont principalement situés sur les feuilles basses alors que les piqûres sont visibles le long des nervures. Lors de fortes infestations, les cicadelles peuvent causer une défoliation des plants de vigne et affecter la qualité et le calibre des fruits. Des symptômes de jaunissement en bordure du feuillage peuvent ressembler aux dommages causés par une autre espèce. Certaines espèces sont aussi connues pour être un vecteur connu de la flavescence dorée, un type de jaunisse de la vigne réglementé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).
Pour plus d'information sur la gestion intégrée de ce ravageur, consultez la fiche Management of Grape Leafhoppers (en anglais) ou son résumé en français :
Pièges collants au débourrement des vignes
Certains vignerons installent des pièges collants jaunes (Hopper Finder) avant le débourrement des vignes pour trapper massivement les adultes de la première génération. Cette pratique coûteuse est surtout utilisée en régie biologique, sur de petites superficies ou dans le pourtour des parcelles. L’installation des pièges, leur retrait et leur recyclage sont exigeants en temps.
Effeuillage des vignes à partir de la fin de la floraison
Dans des essais réalisés en Colombie-Britannique, dans deux vignobles et sur deux cépages, le retrait des feuilles en dessous des grappes a permis de réduire jusqu'à 70 % les larves de cicadelles. Dans les vignobles aux prises avec des infestations, ces feuilles sont décolorées et présentent des symptômes caractéristiques le long des nervures. La période optimale pour réaliser l’effeuillage est à la fin de la floraison des vignes, lorsqu’au moins 10 à 15 % des œufs de cicadelles sont éclos et que les nymphes ne peuvent pas voler. On peut voir les œufs et les nymphes sur la face inférieure des feuilles. L’article ne précise pas quoi faire avec les feuilles, mais on peut supposer qu’il est préférable d’en disposer à l’extérieur du vignoble afin de se débarrasser des larves de cicadelles et des œufs de la première génération.
Certains fongicides ont un effet sur les cicadelles
Les recherches ont également démontré que certains fongicides à base de strobilurines (gr. 11), appliqués pour le contrôle des maladies dans les vignobles conventionnels, comme le PRISTINE WG, pouvaient réduire jusqu'à 95 % le nombre de nymphes de cicadelles. Pas étonnant que les cicadelles soient moins présentes dans les vignobles en régie conventionnelle que biologique. L'HUILE DE PULVÉRISATION 13E est maintenant homologuée en production biologique pour lutter contre les cicadelles, le blanc et les ériophyides, et a démontré une bonne efficacité pour réduire les populations de cicadelles. Pour optimiser le traitement contre les cicadelles, il faut s'assurer d'une bonne couverture du feuillage et viser particulièrement le dessous des feuilles, ce qui est souvent difficile avec les pulvérisateurs conventionnels. Le moment optimal est déterminé par le suivi de l'éclosion des oeufs. La première pulvérisation devrait être faite lorsque 80 % des oeufs ont éclos, mais que les nymphes ne peuvent pas encore voler. Un deuxième traitement peut être nécessaire 10 jours plus tard. Il est cependant important de rappeler qu’il ne faut pas utiliser du cuivre et de l’huile ensemble lorsque des fruits sont présents. Ne pas utiliser l’huile dans les 14 jours avant ou après un traitement avec un fongicide à base de captane ou de soufre.
Traitements insecticides qui visent les nymphes (qui ne peuvent pas voler)
Qu’ils soient biologiques ou conventionnels, les insecticides homologués pour lutter contre les cicadelles ont des effets négatifs sur la faune auxiliaire. C’est pourquoi ils doivent être utilisés en dernier recours, afin d’éviter de causer un déséquilibre qui pourrait favoriser les pucerons et les cochenilles. Les applications doivent viser les stades sensibles, soit les nymphes, puisque celles-ci ne peuvent pas voler. En Ontario, le seuil d’intervention proposé pour le complexe de cicadelles est de 50 % des tiges avec des dommages sur les feuilles médianes.
Altise de la vigne
On la retrouve dans la Capitale-Nationale, au Centre-du-Québec, en Estrie, en Montérégie-Est, en Montérégie-Ouest et en Outaouais.
Ptérophore de la vigne
On le retrouve à Montréal, à Laval, dans Lanaudière, en Montérégie-Est et en Montérégie-Ouest.
Phylloxéra
On le retrouve au Centre-du-Québec, en Estrie, à Montréal, à Laval, dans Lanaudière, dans les Laurentides, en Montérégie-Est, en Montérégie-Ouest et en Outaouais.
Punaise terne
On la retrouve en Montérégie.
Pour plus d'information sur l'altise, le ptérophore, le phylloxera et la punaise terne, revoir l'avertissement N° 4 du 20 mai 2026.
MALADIES
| Stratégie GIEC Trousse de gestion intégrée des ennemis des cultures en vignoble : consultez la Fiche 4 - Biofongicides et la Fiche 5 - Pourritures de fin de saison, dont la moisissure grise. Des interventions hâtives sont recommandées. |
Le projet sur les capteurs de spores se poursuit en 2026 en Montérégie et dans les Laurentides. À la lecture du dimanche 31 mai, aucune spore de mildiou n'a été « capturée ». Un seuil de 5 spores/m3 d’air est fixé pour initier les traitements.
Pour les informations sur les capteurs de spores et le modèle prévisionnel RIMpro pour les risques d’infection par le mildiou, revoir l'avertissement N° 5 du 28 mai 2026.
Maladies observées durant la dernière semaine
- Anthracnose : Centre-du-Québec, Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière, Montérégie-Est et Montérégie-Ouest
- Excoriose : Centre-du-Québec, Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière, Montérégie -Est, Montérégie-Ouest et Outaouais
Les différentes maladies ne nécessitent pas toutes les mêmes conditions pour se développer.
Maladies qui ont besoin d'eau (de pluie) pour se développer :
Maladie qui se développe sans pluie, mais avec de l'humidité :
Revoir l'avertissement N° 5 du 21 mai 2025 pour un rappel des stades critiques et des conditions propices pour le développement de certaines maladies de la vigne.
FERTILISATION
Si vous observez des symptômes de carence avant la floraison, il s'agit d'une carence importante qui risque d'avoir un impact sur la qualité de la récolte et sur le rendement.
Les symptômes apparaissent d'abord sur les feuilles les plus âgées et s'étendent vers le sommet des rameaux. Le cépage ‘Frontenac’ est particulièrement sensible à cette carence. Lorsque des symptômes sont observés, des applications foliaires devraient rapidement être faites, afin de corriger ce problème pour la saison en cours. Il serait bon aussi de faire des applications de magnésium au sol, afin de corriger les carences à long terme.
Azote (N)
Les symptômes d’une carence en azote peuvent être difficiles à identifier, car ils touchent généralement une parcelle entière. Parmi les symptômes observables figurent une réduction de la vigueur, de jeunes feuilles qui demeurent petites et qui pâlissent, et une chute prématurée des feuilles.
Si cette carence persiste, une fertilisation azotée au sol avant la floraison est recommandée. Il est aussi possible d'intervenir ponctuellement par des apports d'azote foliaires qui peuvent être faits. La carence en azote peut aussi être confirmée par une analyse des pétioles.
Bore (B)
Le bore est un élément important à l'approche de la floraison. Il favorise la fécondation des fleurs et la nouaison. Une bonne fertilisation en bore réduit les risques de coulure et de millerandage. Étant donné que le bore est peu mobile dans les plantes, on recommande généralement de deux à trois applications foliaires avant la nouaison.
NOUVELLES PLANTATIONS
- Fiche technique : Comment dépister les ennemis des cultures;
- Insectes pouvant être problématiques selon le stade phénologique de la vigne;
- Insectes et acariens : Guide des principaux arthropodes des vignobles de l’Est du Canada (p. 124 et 125);
- Maladies : Gestion raisonnée des principales maladies de la vigne au Québec (p. 16);
- Fiches techniques pour l’identification et la gestion des maladies du bois de la vigne.
Affiche PFI vigne 2024
Agrométéo Québec
Coffre à outils Protégez vos cultures, protégez votre santé
Fiches techniques sur les maladies du bois de la vigne
Fiches techniques pour l'identification et la gestion des maladies du bois de la vigne
Gestion raisonnée des principales maladies de la vigne au Québec
Guide d’identification des principales maladies de la vigne
Guide des fongicides permis en viticulture - Édition 2025
Guide des insecticides permis en viticulture 2024
Guide de Cultures de couverture pour les vignobles du Québec
IRIIS phytoprotection
Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP)
- Comment faire une recherche de traitement
- Comment choisir le traitement le plus sécuritaire pour la santé et l'environnement
Spécial phytoprotection bio 2025, Bulletin d’information du 22 juillet 2025 du Réseau d'avertissements phytosanitaires
Proposition de stratégies de lutte contre les mauvaises herbes dans les vignes établies au Québec selon la période de la saison
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Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques.
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