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11 septembre 2026
Tache goudronneuse du maïs : de nouveaux cas confirmés et quoi faire en fin de saison. Nématode à kyste du soya : c'est le bon moment pour le dépister. TACHE GOUDRONNEUSE DU MAÏS : DE NOUVEAUX CAS CONFIRMÉS ET QUOI FAIRE EN FIN DE SAISON M.-E. Cuerrier1, B. Duval1 et V. Samson1 1. Agronome (MAPAQ) Deux nouveaux
cas de tache goudronneuse du maïs ont été confirmés cette semaine, dont un dans le Centre-du-Québec (MRC de Drummond) et un en Montérégie-Est (MRC des Maskoutains). Jusqu’à présent, huit cas ont été signalés au RAP Grandes cultures cette année. La tache goudronneuse du maïs est une maladie fongique qui cause des taches noires à l’aspect goudronneux sur les feuilles et nuit à la photosynthèse. Toutefois, lorsque les symptômes apparaissent tardivement, comme c'est actuellement le cas, la maladie n’entraîne généralement pas d’impact sur le rendement du maïs-grain et ne nécessite pas de traitement fongicide. Cependant, même tard en saison, le dépistage permet de repérer les champs atteints par la maladie et de mieux orienter les stratégies de gestion pour les prochaines années. Voici de bonnes pratiques pour limiter les risques liés à la tache goudronneuse : Outil d’aide : consultez la carte interactive, mise à jour régulièrement, pour connaître les MRC dans lesquelles la tache goudronneuse a été confirmée. Dépistage régulier : inspectez vos champs toutes les semaines à partir de la sortie des panicules et jusqu'en fin de saison, particulièrement dans les régions où la maladie a déjà été observée. Gestion des résidus : lorsque cela s’intègre aux pratiques de l’entreprise, incorporez les résidus de maïs infectés afin de favoriser leur dégradation et de réduire la quantité d’inoculum pouvant survivre jusqu’à la saison suivante. Rotation de cultures : faites une rotation avec des cultures non hôtes de la tâche goudronneuse, soit des cultures autres que le maïs-grain, le maïs ensilage ou le maïs sucré. Choix des hybrides : privilégiez
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11 septembre 2026
remier cas de mildiou très probable dans la tomate en Montérégie : intensifiez le dépistage. Rappel des facteurs de risque, actions recommandées et documents à consulter. PREMIER CAS DE MILDIOU DE LA POMME DE TERRE AU QUÉBEC Un cas de mildiou (Phytophthora infestans) très probable a été rapporté le
vendredi 11 septembre dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, en Montérégie-Ouest. Le cas est à confirmer par le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ. Des mesures de contrôle ont été mises en place dès la découverte des symptômes. Même si la fin de saison approche, la vigilance est de mise. Si vous soupçonnez la présence du mildiou dans un de vos champs, contactez votre agronome ou un conseiller du MAPAQ du bureau régional le plus proche pour obtenir de plus amples informations et prendre les mesures nécessaires. Bien que le mildiou ne soit pas une maladie à déclaration obligatoire en dehors des zones de culture protégées, notez qu'il s'agit d'un organisme nuisible réglementé en vertu du Règlement sur la culture de pommes de terre (RCPT). L’article 6 de ce règlement indique que le propriétaire ou le gardien d’un bien infecté (dont une parcelle en culture) doit prendre des mesures pour éviter la propagation du mildiou, notamment par la destruction des végétaux infectés. Conditions optimales pour le développement de la maladie Humidité relative élevée (> 90 %) ou mouillure prolongée du feuillage Température de jour entre 15 et 20 °C Température de nuit entre 10 et 15 °C Les risques peuvent varier en fonction des conditions locales de chaque champ – tout ce qui réduit la circulation de l'air et augmente le temps de mouillure du feuillage augmente les risques de voir le mildiou se développer. Zones à risque (à dépister en priorité) : bords de boisé, zones mal drainées ou compactées, champs traités avec des fongicides depuis plus longtemps.
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11 septembre 2026
Oignon : dépistage terminé par endroits, andainage et couchage sur les sites moins avancés. Thrips encore présents lorsque le feuillage est encore vert, quelques traitements. Faible activité de la teigne. Activité parfois en hausse de Botrytis, brûlure stemphylienne et mildiou bien contrôlés. Dernier avertissement de la
saison. RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE ET RISQUES ASSOCIÉS Pour la période du 2 au 8 septembre, les températures ont été fraîches et habituellement dans les normales saisonnières, de jour comme de nuit. Les précipitations ont été variables et certaines stations météo ont reçu plusieurs millimètres en peu de temps. Voir la carte des précipitations. L’humidité relative est restée élevée dans la majorité des régions. L’ensoleillement a été bon en Montérégie, mais les autres régions ont connu des jours avec un mauvais ensoleillement en début de période. À compter de la mi-septembre, tous les champs d’oignons devraient déjà être arrachés (mis en andains) même si les oignons sont encore debout et verts. Les journées sont maintenant trop courtes pour leur permettre de compléter leur maturation. Ces oignons doivent être arrachés tels quels (le roulage est inutile, voire nuisible), séchés le plus rapidement possible, triés pour éliminer les bulbes ayant de trop gros collets, puis vendus tôt durant l’automne. En aucun cas, on ne doit destiner à un entreposage à long terme des champs d’oignons immatures. Il faut aussi surveiller les risques de gel pour les oignons en andains au champ. Des oignons bien secs et matures peuvent endurer des températures sous le point de congélation, mais compte tenu des risques, il est habituellement préférable de sortir les oignons du champ (récolte) lorsqu’on prévoit du gel. Étant donné qu’ils peuvent dans certains cas tolérer le froid, des oignons exposés à des températures gélives au champ ne sont toutefois pas automatiquement perdus. Ces oignons ne doivent toutefois jamais être manipulés
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11 septembre 2026
Météo : poursuite des températures plus fraîches, mais de saison, et précipitations variables. Développement de la culture : poursuite ou fin du défanage, sénescence graduelle de parcelles à vocation plus tardive, bon remplissage des tubercules et rendements annoncés à la hausse. Insectes et acariens : rien de spécial
à signaler, fin du suivi. Maladies : aucun cas de mildiou confirmé au Québec en 2026, mais un cas soupçonné dans la tomate en Montérégie, progression variable de maladies de faiblesse sur le feuillage. Informations pour une récolte de qualité. Fin des avertissements. CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES Pour la période du 4 au 10 septembre, les températures se sont maintenues près des moyennes de saison ou un peu en dessous selon le secteur, comme pour la période précédente. Le mercure a été plus élevé le 7 septembre, et ce, pratiquement partout en province, avec des valeurs atteignant 25 à 27 °C. Des nuits ont été fraîches, principalement dans le centre (5 à 7 °C par endroits) et dans l’est et le nord de la province (3 à 5 °C) (consultez le sommaire agrométéorologique). Les précipitations ont été à nouveau variables ou irrégulières en cours de période, survenant principalement les 5, 8 et/ou 9 septembre selon le secteur. Les cumuls ont été plus importants dans le sud et le centre de la province (un peu comme la période précédente), ainsi que plus localement comme en Gaspésie (ex. : 49 mm le 4 septembre à New Carlisle) (voir la carte des précipitations cumulées au cours des sept derniers jours). De bons vents ont eu lieu le 10 septembre par endroits. Du vendredi 11 septembre au jeudi 17 septembre, Environnement Canada prévoit à nouveau des températures près des moyennes de saison, parfois un peu plus élevées dans des secteurs du sud, et un peu moins dans des secteurs à l’est et plus au nord. Peu de précipitations sont prévues, principalement pour dimanche avec des cumuls variant de 5 à 15 mm selon la région. DÉVELOPPEMENT
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11 septembre 2026
Ravageurs et problèmes phytosanitaires : la situation demeure calme en cette fin de saison. Dernier avertissement de la saison et remerciements. RAVAGEURS ET PROBLÈMES PHYTOSANITAIRES Dans la dernière semaine, les captures du ver de l’épi du maïs sont en légère hausse dans la majorité des régions,
mais sur la plupart des entreprises, les récoltes sont terminées ou les soies restantes sont en dessèchement. Les dommages faits par la légionnaire d’automne, le ver-gris occidental des haricots (VGOH) et la pyrale du maïs dans les derniers jours sont négligeables. Les captures sont en baisse ou nulles pour ces ravageurs. Quelques traitements sont en cours pour protéger les derniers semis très tardifs. Des cas de rouille et de charbon commun nous sont rapportés dans quelques champs, mais sans impact sur les récoltes en cours. Les populations de pucerons sont stables ou en hausse dans les derniers semis. En fin de saison, différentes larves peuvent être présentes dans les champs tardifs de maïs sucré. Le montage photo ci-dessous vous aidera à bien les identifier. 1. Larve de la légionnaire d’automne 2. Larve du ver de l’épi 3. Larve de la pyrale du maïs 4. Larve du ver-gris occidental des haricots Photos : 1. J. Brodeur (IRDA) 2 et 3. B. Duval (MAPAQ) 4. Y. Auger (MAPAQ) La larve de la légionnaire d’automne se distingue par une tête foncée avec un « Y » inversé de couleur claire, ainsi que quatre tubercules formant un carré sur le dernier segment du corps. La larve du ver de l’épi se distingue par une tête brun clair avec une bande latérale jaune verdâtre de chaque côté du corps. Généralement, dans le creux de notre main, elle tente de s’enfuir plutôt que de se mettre en boule. La couleur des larves matures est très variable, allant du jaune pâle au jaune-vert et au brun-rose. La larve de la pyrale du maïs se distingue par une tête foncée et des segments dorsaux
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10 septembre 2026
Les conditions fraîches et humides sont toujours favorables au développement de plusieurs maladies. L'activité des ravageurs est généralement sous contrôle. Les conditions sont également propices à l'implantation des cultures de couverture. DÉSORDRES PHYSIOLOGIQUES ET MALADIES La situation météorologique
demeure similaire à celle des dernières semaines, avec du temps relativement frais et humide, quelques épisodes de pluie et des rosées persistantes. La présence prolongée d’eau libre sur le feuillage et les inflorescences favorisent le développement de plusieurs maladies, notamment les taches alternariennes, la nervation noire et la pourriture molle bactérienne. L’intensité des symptômes varie selon les sites, allant de faible à élevée. Ces conditions météorologiques ont été également propices aux infections et au développement du mildiou, de la pourriture sclérotique et des maladies racinaires (hernie des crucifères, fonte des semis ainsi que fusariose vasculaire). Au sud de la province, on rapporte également une présence importante de blanc (à ne pas confondre avec la rouille blanche ou le mildiou) dans quelques champs de rutabagas. Enfin, quelques désordres physiologiques sont observés, notamment la nécrose autogène. Les symptômes sont souvent confondus avec ceux de certaines maladies fongiques, comme la tache noire alternarienne. Plusieurs indices permettent de distinguer un désordre physiologique d’une maladie. En règle générale, les symptômes associés à un facteur abiotique apparaissent rapidement (24 à 48 h), de façon relativement synchronisée, et coïncident avec un stress subi par la plante (changement brusque de température, désherbage mécanique, etc.). Leur distribution dans le champ est souvent prévisible et une proportion relativement élevée de plants peut être touchée, par exemple sur une rangée complète. À l’inverse, les symptômes d’une maladie tendent à apparaître plus graduellement et à évoluer
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10 septembre 2026
Poursuite des récoltes. Altises, cicadelles, chenilles et pucerons en Montérégie. Pucerons et cicadelles en suivi près de Québec. Mildiou et tache bactérienne. Affaissement sclérotique et moisissure grise en Montérégie. Montaison et brûlure de la pointe (« tip burn ») près de la récolte. Remerciements aux collaborateurs.
RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE ET RISQUES ASSOCIÉS Pour la période du 2 au 8 septembre, les températures ont été fraîches et habituellement dans les normales saisonnières, de jour comme de nuit. Les précipitations ont été variables et certaines stations météo ont reçu plusieurs millimètres en peu de temps. Voir la carte des précipitations. L’humidité relative est restée élevée dans la majorité des régions. L’ensoleillement a été bon en Montérégie, mais les autres régions ont connu des jours avec un mauvais ensoleillement en début de période. AVANCEMENT DES SEMIS ET DES PLANTATIONS Les récoltes se poursuivent dans toutes les régions avec une qualité de correcte à bonne. INSECTES Punaises La présence de punaises ternes (adultes et larves) est en augmentation en Chaudière-Appalaches et dans la Capitale-Nationale, sans toutefois nécessiter de traitement. En Montérégie, la pression des punaises diminue et aucun nouveau traitement n’a été nécessaire. Dépistage des punaises Pour dépister les punaises dans la laitue, on doit observer le dessus et le dessous de toutes les feuilles du plant afin de détecter la présence de l’insecte ou de dommages. Lors du dépistage, les punaises adultes ont tendance à s’envoler rapidement, tandis que les larves sautent sur le sol et cherchent plutôt à se cacher, rendant le dépistage difficile. Habituellement, les dommages sont constatés avant d’observer l’insecte. Les dommages sont souvent observés sur la nervure principale de la feuille. Il faut bien observer la base des feuilles de laitue (jonction avec la tige). Les punaises ternes sont généralement plus
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10 septembre 2026
Les récoltes se poursuivent. Augmentation de la mouche de la carotte. Mouche, punaises et pucerons dans les céleris. Maladies plutôt stables dans la carotte et les céleris. Montaison dans la carotte. Carences et branche brune dans le céleri-branche. Remerciements aux collaborateurs. RÉSUMÉ MÉTÉOROLOGIQUE ET RISQUES
ASSOCIÉS Pour la période du 2 au 8 septembre, les températures ont été fraîches et habituellement dans les normales saisonnières, de jour comme de nuit. Les précipitations ont été variables et certaines stations ont reçu plusieurs millimètres en peu de temps. Voir la carte des précipitations. L’humidité relative est restée élevée dans la majorité des régions. L’ensoleillement a été bon en Montérégie, mais les autres régions ont connu des jours avec un mauvais ensoleillement en début de période. AVANCEMENT DES SEMIS ET DES PLANTATIONS Carottes Tableau 1 : Stade d’avancement des cultures pour les régions où l’information est disponible Région Stade d'avancement le plus avancé Capitale-Nationale Récolte Chaudière-Appalaches Récolte Lanaudière Racines de 2 cm de diamètre à récolte Montérégie Cello : récolte Nantaise : 5 feuilles à récolte Saguenay–Lac-Saint-Jean ND ND : donnée non disponible Céleris En Montérégie, les plus petits céleris-branches mesurent 25 cm de hauteur et les raves des plus petits céleris-raves mesurent 8,75 cm de diamètre. Les récoltes se poursuivent dans les champs les plus avancés. Dans la Capitale-Nationale, les rendements sont intéressants dans les céleris-branches en récolte. INSECTES Mouche de la carotte Les résultats du piégeage des adultes de la mouche de la carotte sont présentés au tableau 2. Hors du réseau de piégeage du RAP, les captures de la deuxième génération de la mouche de la carotte ont fortement augmenté en fin de période en Montérégie-Ouest. Tableau 2 : Captures cumulatives d'adultes de la mouche de la carotte1 Région
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