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19 juin 2026
Chrysomèle du haricot : observée dans quelques champs, mais aucune inquiétude. Ravageurs du canola : dépistage en cours et faibles populations pour l’instant dans l'ensemble des régions. Maladie des céréales : présence de rouille jaune. La mouche de Hesse : un ravageur du blé qui peut passer inaperçu. Hespérie des graminées :
infestations de larves dans des prairies au Témiscamingue. Suivi des traitements herbicides : surveillez les phytotoxicités aux cultures et la résistance des mauvaises herbes. CHRYSOMÈLE DU HARICOT : OBSERVÉE DANS QUELQUES CHAMPS, MAIS AUCUNE INQUIÉTUDE S. Mathieu1, S. Boquel2 et B. Duval1 1. Agronome (MAPAQ); 2. Chercheur (CÉROM) Ces jours-ci, il est possible d’observer la chrysomèle du haricot (CH) s’alimentant sur du soya ou des dommages causés par celle-ci. Jusqu’à présent, les quantités d’insectes retrouvés et les taux de défoliation des champs suivis par le RAP Grandes cultures sont faibles. Les adultes de la CH observés présentement ont passé l’hiver dans les boisés et les bordures de fossés. Jusqu’à maintenant, elles se sont nourrit sur les plants et ont pondu leurs œufs à leur base avant de mourir mais sans aucun impact sur les cultures. Caractéristiques morphologiques de la chrysomèle du haricot adulte (a.) et variabilité de la couleur et du patron de points noirs sur les élytres (b.) Photos : Sébastien Boquel (CÉROM) Durant les stades végétatifs, le soya est très tolérant à la défoliation. Chrysomèles du haricot sur de jeunes plants de soya (à gauche) et défoliation causée par la chrysomèle du haricot (à droite) Photos : J. Breault, agr. (MAPAQ) En début de saison (stades « VE » à « V2 »), le seuil d’intervention est atteint lorsque 52 CH par mètre de rang (ou 16 CH par pied de rang) ou plus sont observées (dépistage visuel), ou si la défoliation atteint 20 à 30 %. Durant les autres stades physiologiques du soya (« V3 » à « R1 »), le seuil est atteint si la défoliation dépasse 30
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12 juin 2026
Légionnaire uniponctuée : dépistage des larves à prévoir dans certaines régions. Ver-gris noir : dépistez les champs à risque. Cultures intercalaires dans le maïs : compatibilité des herbicides et sensibilité des cultures. Prévenir la dérive des pesticides : attention aux inversions de température. LÉGIONNAIRE UNIPONCTUÉE
: DÉPISTAGE DES LARVES À PRÉVOIR DANS CERTAINES RÉGIONS J. Saguez1, M.-E Cuerrier2 et S. Mathieu2 1. Agronome (MAPAQ); 2. Chercheur (CÉROM) Depuis le début de la saison, les captures de légionnaire uniponctuée sont élevées dans certains pièges situés au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, dans les Laurentides, en Montérégie-Ouest et au Saguenay–Lac-Saint-Jean (voir les données par municipalité). Les captures cumulatives sont parfois de 100 papillons/piège ou plus. Bien qu’il n’existe pas de seuil basé sur le nombre de papillons capturés, il est suggéré de surveiller la présence de larves et de dommages dans ces secteurs. Par contre, des captures élevées de papillons ne produisent pas nécessairement des dommages importants par les larves. En effet, des champs dépistés dernièrement en Montérégie-Ouest à proximité de pièges où des captures abondantes de papillons ont été enregistrées ne comportaient pas ou peu de dommages, ni de larves. Pour le dépistage des larves, il faut cibler les champs à risque : Les champs de céréales et de maïs semés tardivement et mal désherbés (particulièrement les endroits où il y eu/avec présence de graminées); Les peuplements denses de céréales et de graminées vivaces; Les prairies contenant des graminées, notamment celles situées à proximité des cours d'eau. Les larves étant peu visibles durant la journée, il est recommandé, si possible, de dépister les champs à risque tôt le matin ou en soirée. Si le dépistage est fait en journée, il faut chercher les dommages occasionnés aux plants par les chenilles (ex. : grignotement du feuillage ou défoliation importante selon le niveau d’infestation)
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11 juin 2026
FUSARIOSE DE L’ÉPI : SOYEZ VIGILANT SI VOS CÉRÉALES D’AUTOMNE SONT AUX STADES SENSIBLES M.-E. Cuerrier1 1. Agronome (MAPAQ) Les conditions météorologiques actuelles et à venir dans plusieurs régions (température > 25 °C et conditions pluvieuses) pourraient favoriser l’infection par la fusariose de l’épi dans
les champs de céréales d’automne en épiaison (orge) ou en floraison (toutes les céréales) (voir photo). La consultation des cartes prévisionnelles des risques de fusariose de l’épi sur Agrométéo Québec permet de vérifier si les conditions météorologiques pour votre secteur sont favorables à l’infection ou non. Cette période est critique, car l’infection peut avoir un impact direct sur le rendement et la qualité des grains. À partir de lundi et des jours suivants, les températures seront plus fraîches et descendront sous les 25 °C. L’avertissement N° 9 du 9 juin 2026 fournit de l’information sur la façon d’interpréter les cartes interactives de risque de la fusariose de l’épi et énumère les divers facteurs de risque. Risques d'infection par Fusarium graminearum pour le 11 juin 2026, en date du 11 juin 2026, 13 h Source : Agrométéo Québec Risques d'infection par Fusarium graminearum pour le 12 juin 2026, en date du 11 juin 2026, 13 h Source : Agrométéo Québec Risques d'infection par Fusarium graminearum pour le 13 juin 2026, en date du 11 juin 2026, 13 h Source : Agrométéo Québec Blé d’automne au stade de la floraison (photo prise le 8 juin 2026 à Saint-Anicet) Photo : S. Mathieu (MAPAQ) Toute intervention envers un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des pesticides et de leurs risques. Pour des renseignements
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09 juin 2026
CARTES INTERACTIVES DE RISQUE DE FUSARIOSE DE L'ÉPI : COMMENT LES INTERPRÉTER? T. Copley1, M.-E. Cuerrier2, B. Duval2 et V. Samson2 1. Chercheuse (CÉROM); 2. Agronome (MAPAQ) Les producteurs de céréales d’automne sont appelés à surveiller les cartes interactives de risque de fusariose de l’épi. Certains
champs de blé d’automne sont présentement au début ou en pleine épiaison. C’est au moment de la mi-floraison que le blé est sensible à la maladie. Si vos céréales d’automne sont aux stades sensibles, consultez quotidiennement les cartes interactives de risque disponibles sur Agrométéo Québec afin de suivre l'évolution des conditions favorables à l'infection. Les cartes prévoient des niveaux de risque élevés dans certaines régions pour demain et après-demain, les 10 et 11 juin (voir les cartes plus bas). Si la situation le justifie, des interventions pourraient être nécessaires. Le cas échéant, assurez-vous de respecter le délai avant la pluie indiqué à l’étiquette du produit utilisé. La fusariose de l’épi du blé est l’une des maladies les plus importantes des céréales, non seulement en raison des pertes potentielles de rendement, mais aussi en raison du risque de perte de qualité lié à sa capacité à produire des mycotoxines dans le grain. Les spores de la fusariose de l’épi infectent les épis par les étamines. C’est au moment de la floraison que les cultures du blé et du seigle sont considérées à risque, tandis que l’orge est considérée à risque pendant l’épiaison et la floraison. Selon les conditions météorologiques, les niveaux de risque peuvent varier de « Bas » (0 à 25) à « Moyen » (25 à 35) et finalement à « Élevé » (35 à 50), représentés respectivement par les codes de couleur vert, orange et rouge. Le risque d’infection augmente sous conditions chaudes (> 25 °C) et pluvieuses. Interprétation des niveaux de risque En cas de risque bas, aucune intervention n’est généralement requise. En
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05 juin 2026
Mouche des semis : quelques cas rapportés et facteurs à considérer en cas de resemis. Tipule des prairies : certains sites ont dépassé les seuils et nouveaux cas rapportés en Estrie. Carence en manganèse dans les céréales à paille : diagnostic et correction. Le développement de l'oïdium ralenti par les températures chaudes.
MOUCHE DES SEMIS : QUELQUES CAS RAPPORTÉS ET FACTEURS À CONSIDÉRER EN CAS DE RESEMIS S. Boquel1, S. Mathieu2, J. Breault2, B. Duval2, M.-E. Cuerrier2 et V. Samson2 1. Chercheur (CÉROM) 2. Agronome (MAPAQ) Cette semaine, des dommages de mouche des semis ont été signalés dans quelques champs de soya et un champ de maïs en Montérégie. Dans le cas où des champs ont été semés durant la période du pic d’émergence des adultes de la mouche des semis, évaluez les dommages à la culture. Un resemis pourrait être nécessaire, seulement dans le cas d’une baisse importante de la population. Les dommages peuvent être observés environ 2 semaines après les pics prévisionnels d’émergence des adultes, particulièrement dans les champs semés près de ces dates de pic et qui présentent également des facteurs de risque. La mouche des semis a moins d’impact sur la culture, une fois la levée complétée, notamment lorsque la plantule n’a plus besoin des réserves du grain pour se développer. Les dates du pic d’activité des adultes de la mouche des semis ont été mises à jour le 4 juin 2026. Tableau 1 : Situation au 4 juin 2026 selon le modèle prévisionnel Région Date prévue du pic d'émergence des adultes de mouches des semis (50 %) Mouches des semis adultes émergées (%) Abitibi-Témiscamingue 7 juin 41 Bas-Saint-Laurent 10 - 12 juin 30 – 33 Capitale-Nationale 3 - 9 juin 38 – 55 Centre-du-Québec 26 mai 77 – 78 Chaudière-Appalaches 3 - 9 juin 36 – 53 Estrie 23 - 27 mai 70 – 82 Lanaudière 25 - 26 mai 80 – 84 Laurentides 26 mai 81 Mauricie 3 juin 54 Montérégie-Est 21 mai 89 Montérégie-Ouest 19 - 21 mai 89 – 91 Outaouais 27 - 30 mai 66 – 76 Saguenay-Lac-Saint-Jean 9 juin 36
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02 juin 2026
Après la grêle : évaluez la reprise avant de prendre une décision. Ver-gris noir : pour certaines régions, le dépistage des larves et la surveillance des dommages sont recommandés dans les champs à risque. APRÈS LA GRÊLE : ÉVALUEZ LA REPRISE AVANT DE PRENDRE UNE DÉCISION Brigitte Duval1, M.-E. Cuerrier1, Yvan Faucher1
et S. Boquel2 1. Agronome (MAPAQ) 2. Chercheur (CÉROM) Des épisodes localisés de grêle ont été rapportés dimanche dernier (31 mai) dans certaines régions, notamment en Montérégie. Bien que les dommages foliaires puissent paraître importants immédiatement après un épisode de grêle, ils ne se traduisent pas nécessairement par des pertes de rendement. Dans la plupart des situations, il est préférable d'attendre de 7 à 10 jours avant d'évaluer les dommages afin de permettre aux cultures de reprendre leur croissance. Au moment des épisodes de grêle, certains champs de maïs étaient en émergence alors que d'autres avaient atteint les stades 2 ou 3 feuilles. Dans le soya, certains champs étaient en émergence alors que d'autres avaient atteint le stade des premières feuilles unifoliées. Les céréales d'automne se situaient principalement entre les stades feuille étendard et floraison. Maïs Avant le stade 6 feuilles, le point de croissance du maïs se situe généralement sous la surface du sol, ce qui permet souvent aux plants de bien récupérer après un épisode de grêle. Les dommages observés sur le feuillage peuvent paraître importants sans pour autant entraîner des pertes de rendement significatives. Dans de rares cas, des dommages aux tiges ou une croissance anormale des plants (plants enroulés) peuvent toutefois être observés. Soya Contrairement au maïs, le point de croissance du soya émerge en même temps que la culture. Il est donc important de vérifier si les plants reprennent leur croissance après l'épisode de grêle. Une attention particulière devrait être portée aux dommages à la tige, particulièrement sous les cotylédons, puisque les plants sectionnés
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29 mai 2026
Légionnaire uniponctuée : captures de papillons élevées dans certaines régions, portez une attention particulière aux champs à risque. La levée du maïs et du soya : pensez à investiguer en cas de levée inégale. Début de l’émergence de l'amarante tuberculée : dépistez et intervenez tôt! Céréales d'automne aux
stades sensibles : consultez les cartes de risque de fusariose de l'épi. Anticipez les délais : résidualité des herbicides et semis post-récolte. LÉGIONNAIRE UNIPONCTUÉE : CAPTURES DE PAPILLONS ÉLEVÉES DANS CERTAINES RÉGIONS, PORTEZ UNE ATTENTION PARTICULIÈRE AUX CHAMPS À RISQUE S. Mathieu1, J. Breault1, M.-E. Cuerrier1, B. Duval1, J. Saguez2 et V. Samson1 1. Agronome (MAPAQ); 2. Chercheur (CÉROM) Dès la semaine prochaine, des larves issues de papillons ayant pondu au cours des dernières semaines de mai pourront être observées. En effet, environ trois semaines après la ponte, les larves de légionnaire uniponctuée sont suffisamment développées pour être dépistées. Depuis le début de la saison, les captures sont élevées dans les régions du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie, des Laurentides et de la Montérégie-Ouest (consultez le graphique Captures provinciales hebdomadaires 2020 à 2026 et le bilan des captures par piège de la saison 2026). Par contre, des captures élevées de papillons ne produisent pas nécessairement des dommages importants. Afin de localiser hâtivement les premiers foyers d’infestation, priorisez le dépistage dans les champs à risque soient : Les champs de céréales et de maïs semés tardivement et mal désherbés (particulièrement les endroits où il y eu ou avec présence de graminées); Les peuplements denses de céréales et de graminées vivaces; Les prairies contenant des graminées, notamment celles situées à proximité des cours d'eau. Pour en savoir plus sur la biologie de l’insecte, la méthode de dépistage et les seuils d’intervention, consultez la fiche technique La légionnaire uniponctuée : identification,
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